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Lutte contre l’homophobie : l’hypocrisie de l’UMP et du Gouvernement ne masque pas l’absence de toute politique pour l’égalité des droits. |
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Le dimanche 17 mai 2009 sera célébrée, en Europe et dans le monde, la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO).
En France comme dans les autres pays de l’Union européenne, ce sont les socialistes et leurs alliés qui ont ouvert la voie vers l’égalité des droits pour les lesbiennes, les gays, les personnes bisexuelles et trans, ainsi que leurs couples et leurs familles. Il en va de même au Parlement européen, et ce de manière décisive, puisque c’est surtout au niveau de l’Union européenne que s’élaborent désormais les législations contre les discriminations.
A la veille des élections européennes du 7 juin prochain, alors que le Gouvernement tente de faire croire qu’il s’engage contre l’homophobie, notamment à l’occasion du congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, organisé ce vendredi 15 mai, les socialistes entendent rappeler les prises de position concrètes de l’UMP et du Parti Populaire Européen (PPE), dont est membre Nicolas Sarkozy.
Le 2 avril dernier, lors de l’adoption du rapport de la députée européenne Kathalijne Buitenweg sur la proposition de directive horizontale pour l’égalité de traitement et contre les discriminations fondées sur la religion ou les convictions, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle, les élus de l’UMP se sont notamment prononcés :
- pour l’exclusion des PME du champ d’application des dispositions anti-discrimination ;
- contre l’obligation faite aux Etats de permettre aux associations de se porter partie civile, pour favoriser l’accès des victimes à la justice ;
- contre la généralisation de l’obligation d’indemniser les victimes de discrimination ;
- contre le renversement de la charge de la preuve en faveur des victimes, comme c’est pourtant le cas dans le cadre des directives anti-discrimination déjà adoptées.
Lors de l’ouverture des votes en session plénière, le PPE et l’UMP avaient par ailleurs soutenu un amendement visant à rejeter la proposition de directive de la Commission, la grande majorité des élus de la droite européenne confirmant ainsi son refus de tout progrès législatif en ce sens lors du vote final du Parlement.
Durant l’ensemble de la législature européenne 2004-2009, toutes les avancées en faveur des Droits fondamentaux des personnes LGBT ont été soutenues par des majorités dont le Parti Socialiste Européen (PSE) constituait le premier bataillon, alors que la majorité des élus du PPE les ont combattues. C’est dans ces conditions qu’ont été adoptées les résolutions du Parlement européen contre l’homophobie en Europe, en janvier 2006 et en avril 2007, de même que le rapport sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne de janvier 2009, porteur de plus d’une centaine de propositions concrètes pour l’égalité de tous les citoyens en Europe.
Le Parti socialiste et tous les autres partis membres du PSE ont réaffirmé, dans leur Manifeste pour les élections européennes de 2009, leur engagement en faveur de l’égalité et de la diversité. Les socialistes européens continueront, ensemble, à soutenir l’adoption de la directive horizontale combattant toutes les discriminations, qui dépend désormais du Conseil des ministres, et défendront les améliorations proposées par le Parlement européen. Ils proposent également de garantir l’égalité de traitement sans discrimination pour tous les citoyens européens quand ils se déplacent dans l’Union, en recherchant la reconnaissance dans tous les Etats des mariages, des contrats d’union civile et des droits parentaux légalement enregistrés dans un autre Etat membre.
Dans le droit fil de leur positionnement depuis 2004, les élus socialistes européens seront attentifs à ce que les institutions européennes, et notamment la Commission, dont la nomination est soumise à l’approbation du Parlement, se donnent un programme de travail concret pour l’égalité et contre les discriminations. Ils s’appuieront sur leur expérience récente : ces derniers mois, le groupe PSE a notamment contribué à l’adoption d’une Décision cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie au moyen du droit pénal, qui établit les actes punissables dans tous les Etats membres de l’Union. Le PS défend l’extension de telles mesures aux actes homophobes.
L’édition 2009 de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie est notamment dédiée à la lutte contre les violences et les discriminations subies par les personnes trans. Un appel international contre la transphobie et pour le respect de l’identité de genre a été lancé par le Comité IDAHO, et a déjà recueilli le soutien du Parti socialiste et de nombreuses autres organisations de gauche.
Contacts presse :
Gilles BON-MAURY, président d'HES, gilles.bon-maury@hes-france.org, tél. 06 61 53 19 39,
Joël LE DEROFF, délégué d'HES aux relations européennes et internationales, joel.lederoff@hes-france.org, tél. 06 22 31 36 97.
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Communiqué de presse
Paris, le 30 avril 2009
Loi Hôpital, patients, santé et territoires (Hpst) :
Les séropositifs continuent de payer la facture !
Alors que le projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires (Hpst) fait l’objet d’une contestation croissante et de plus en plus large, les associations de lutte contre le sida souhaitent faire part des réserves qu’elles émettent depuis plusieurs années quant à l’évolution du système de santé en France.
La loi Hpst prévoit, dans son volet hôpital, de profondes évolutions de la gouvernance hospitalière et s’est donné pour objectif la modernisation de l’offre de soins par le développement des coopérations hospitalières et le décloisonnement ville/hôpital.
Cette loi pourrait être soutenue. Malheureusement, elle arrive après plusieurs années d’application d’une tarification à l’activité (T2A). Or, cette logique financière à laquelle sont soumis les hôpitaux ne permet pas d’organiser une prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH ou une autre pathologie chronique. De plus, elle tue l’hôpital de jour, essentiel à une bonne prise en charge au long cours.
L’ambition de cette loi de décloisonner l’offre de soin en ville et à l’hôpital pourrait entraîner l’enthousiasme des acteurs de la lutte contre le sida. Ce n’est pourtant pas le cas. Les usagers du système de soin sont eux aussi soumis à une logique comptable plutôt que de santé publique. Or la loi Hpst propose une coordination avec l’offre de soin de ville sans prendre en compte les surcoûts pour les personnes, déjà précarisées par la maladie et dont plus d’un tiers vivent avec l’Allocation adulte handicapé (AAH), soit 666,96 Euros par mois.
Il est nécessaire d’envisager une politique de santé et d’organisation des soins dans laquelle la référence est la santé des personnes, l’importance de la qualité et de la sécurité des soins et non uniquement la maîtrise des dépenses de santé. La tarification à l’activité doit mieux prendre en compte les maladies chroniques à l’hôpital. L’équilibre des pouvoirs doit également être repensé avec l’ensemble des acteurs de la prise en charge globale selon le principe de la démocratie sanitaire.
Contacts presse
Act Up-Paris Eric Marty 06 11 43 32 03 medias@actupparis.org
AIDES Fabrice Pilorgé 06 34 36 04 10 fpilorge@aides.org
UNALS Corinne Taéron 01 44 93 29 21 info-vih@arcat-sante.org
Sidaction Francis Gionti 01 53 26 45 64 f.gionti@sidaction.org |
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Union Nationale des Associations de Lutte contre le Sida |
L’Union Nationale des Associations de lutte contre le Sida regroupe depuis 10 ans 26 associations sur toute la France et a notamment pour mission, en tant que représentant des usagers du système de santé, de défendre leurs intérêts et de porter leurs revendications auprès des pouvoirs publics et du grand public. |
Nous saluons la mobilisation de la communauté hospitalière dans son ensemble et nous joignons aujourd'hui à elle pour dénoncer, comme nous l’avons fait dans notre communiqué du 29/1, la T2A qui substitue une médecine curative à une prise en charge globale des patients ainsi que la loi HPST qui porte préjudice aux usagers, nuit à la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec une ALD et en met à mal le principe de démocratie sanitaire à l’hôpital. |
La tendance déjà ancrée, qui consiste à délocaliser dans le privé ce qui est rentable en mutualisant les pertes, est amplifiée dans cette nouvelle organisation qui met en danger la prise en charge des pathologies relevant d’un ALD notamment VIH, hépatites, cancer, etc.….
Nous désapprouvons les fermetures des hôpitaux de proximité et des services de prise en charge relevant d’une ALD pour des raisons strictement financières. |
Nous nous inquiétons des conséquences du recours massif au suivi en ville auquel ces fermetures de services condamnent les patients qui subiront dès lors une augmentation du reste à charge et qui seront suivis par des médecins pour la plupart insuffisamment formés aux problématiques de l’ALD.
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Après la mise en place de la participation forfaitaires et des franchises qui avait fait peser plus de dépenses sur les malades en ALD, la tendance ne risque pas de s’inverser.
En externalisant la prise en charge en ville, l’État prend le risque d’organiser une médicine à plusieurs vitesses au détriment des plus démunis.
Ceci mettra en péril la bonne observation des traitements du suivi, de la qualité de vie des personnes et aura comme conséquence l’augmentation du taux de mortalité évitable en France. |
Enfin, que fait cette réforme sinon de tenir les usagers à l’écart de l’hôpital au lieu de les placer au centre de son organisation comme bénéficiaire et comme acteur ? Au-delà de la réorganisation managériale de l’hôpital sous la coupe d’un directeur d’hôpital seul patron qui chapote le directoire, le conseil de surveillance qui remplace le conseil d’administration réduit la place des élus et des représentants d’usagers au mépris du principe de démocratie sanitaire.
Pour ces raisons, nous demandons le retrait de la loi HPST et la consultation immédiate des associations de patients, des professionnels de santé, de syndicats |
Contact presse :
Xavier Rey Coquais Tel. 06 28 32 23 60
Communiqué de presse -mercedi 22 avril 2009
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Une intersyndicale médecins et syndicats d'hospitaliers appelle ensemble à une journée de grève et de manifestation le |
Mardi 28 Avril 2009- 11h de Monparnasse au Sénat |
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| Si tu es témoin d'un acte ou de propos transphobes (que ce soit de façon ouverte ou sous-entendue) ou si tu es victime de l'un de ces genres de discrimination, ne reste pas silencieux ... Nous sommes à ton écoute ! ... Rester silencieux à ces types d'injustice, c'est être complice |
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Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie |
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Reconnue
officiellement par le gouvernement français en 2008, La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie aura lieu dimanche prochain 17 mai. Cette année, le thème retenu est la"transphobie".
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A cette occasion, Rama Yade organise ce vendredi toute la journée un congrès à l’Assemblée nationale intitulé «congrès mondial sur les droits de l'homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre» avec le soutien des Pays-Bas et de la Norvège (source: presse du lobby homosexuel).
La Haute commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, des représentants de la société civile et des défenseurs des droits de l'Homme y participeront. «Ce sera l'occasion de dresser un bilan et de dialoguer sur les perspectives de coopération entre les Etats et la société civile dans la lutte contre l'homophobie et la transphobie et pour le respect du droit à la santé des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transexuelles et intersexes», annonce le Quai d'Orsay. [...]
Rama Yade elle-même devrait y être présente toute la journée. Ce pourrait être l'occasion d'annoncer, comment se concrétise la reconnaissance par le gouvernement de la Journée mondiale contre l'homophobie, ou l'appui officiel de la France pour déclassifier la transsexualité dans la liste des maladies mentales de l'Organisation mondiale de la santé.
On touche le fond.
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Communiqué du G.R.R [HAS] |
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Avril 2009, la H.A.S (Haute Autorité de Santé) rend public son projet de rapport sur la « Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France ». cf. www.has-sante.fr
Les conclusions de ce rapport s’appuient en partie sur les réponses d’un certain nombre de personnes trans’ (appelées ici « patients ») à un questionnaire portant sur leur parcours de transition.
Ce questionnaire a été rempli par un nombre limité de personnes trans’ (15) parmi lesquelles les FTM étaient sous-représentés et dont la majorité étaient suivies par les équipes officielles.
La méthode retenue est justifiée dans le rapport par une prétendue volonté de « collecter […] des informations qualitatives » et non quantitatives.
Nous nous permettons de mettre en doute la validité et la représentativité des résultats obtenus par un tel questionnaire, tant l’échantillon interrogé, le choix des questions et leur formulation, ainsi que les termes employés restreignent l’expression d’une diversité d’expériences et d’identités.
Nous vous proposons donc de participer à la collecte de nouveaux résultats en adressant ce même questionnaire* au plus grand nombre possible de personnes trans’ en France pour adresser à la H.A.S. une réflexion alternative.
Les réponses sont anonymes et doivent être collectées au plus tard le 27/ 05/ 2009 pour que nous puissions les envoyer à la H.A.S. avant la fin de la période de consultation du rapport.
Merci de les envoyer à groupedereaction[@]gmail.com.
Vous êtes libres de détourner, critiquer, reformuler, humaniser les questions, de ne pas répondre à celles qui vous paraissent incompréhensibles, psychiatrisantes, insultantes, d’expliquer pourquoi, d’en rajouter d’autres…
Les réponses ne seront pas retraitées sous formes de statistiques mais envoyées comme telles, car nos réalités multiples ne peuvent être traduites en chiffres, nous ne sommes pas des « patients » et il n’y a pas lieu de nous classifier.
G.R.R.
Groupe de Réaction au Rapport de la H.A.S. |
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Roselyne Bachelot exclut les homosexuels du don du sang
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Roselyne Bachelot
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Roselyne Bachelot réaffirme aujourd'hui l'exclusion des homosexuels du don du sang. La ministre a beau s'en dédire, l'exclusion du don du sang est bien violente et discriminatoire à l'égard des homosexuels. Et celle-ci n'est pas sanitairement justifiée : |
si la prévalence est en effet plus forte chez les gays, les nouvelles contaminations concernent désormais davantage les hétérosexuels.
Dans un entretien accordé à Libération ce mercredi 14 janvier 2009, la ministre de la santé se targue d'avoir signé un nouvel arrêté encadrant les dons du sang. Dans ce décret, Roselyne-Bachelot entérine l'exclusion des homosexuels du don du sang, malgré les engagements pris (et non tenus) par Xavier Bertrand lorsqu'il était ministre de la santé.
Depuis la parution d'une circulaire en 1983, les hommes homosexuels sont exclus du don du sang parce que considérés comme appartenant à un « groupe à risque ». Une réponse positive à la question « Avez-vous eu des rapports sexuels entre hommes ? » lors de l'entretien préalable suffit pour se voir définitivement exclu du don du sang. En interdisant le don du sang aux homosexuels, Roselyne Bachelot entretient la fiction discriminatoire, et dans ce cas d'espèce homophobe, selon laquelle il y aurait des groupes à risques; or il n'y a que des pratiques à risques.
La ministre justifie cette discrimination par la forte prévalence du VIH parmi les hommes homosexuels. Pourtant, d'autres pays comme le Portugal ont récemment ouvert le don du sang aux homosexuels au nom de « l'égalité des critères pour tous » sans pour autant mettre en péril la sécurité transfusionnelle.
Le 27 novembre 2007, Roselyne Bachelot avait annoncé qu'elle allait lever l'interdiction pour les homosexuels de donner leur sang. Pour autant, la circulaire publiée par le ministère de la santé le 10 avril 2008 n'avait rien changé à l'état de fait précédent. Seule la rédaction du questionnaire avait été révisée pour en réduire l'aspect discriminatoire. Au final, ce questionnaire est non seulement discriminatoire, mais aussi dangereux car il introduit une confusion sur la nature des risques de transmission du VIH.
Les critères de sélection des donneurs ne permettent pas d'évaluer le fait d'avoir eu ou non des rapports systématiquement protégés ou le fait d'avoir effectué un test de dépistage. Données qui pourtant constituent les seules bases fiables à une évaluation efficace du risque transfusionnel, objective et non discriminante, du niveau de risque d'infection.
Aujourd'hui, près des 2/3 des contaminations en France ont lieu chez les hétérosexuels : loin d'être élaboré sur la base d'une évaluation réelle du risque, les nouvelles règles sur le don du sang restent basées sur une perception périmée de l'épidémie.
Act Up-Paris dénonce la décision prise par Roselyne Bachelot et exige l'ouverture du don du sang aux homosexuels;
Act Up-Paris, exige du ministère de la Santé et de l'EFS (Etablissement Français du Sang) l'élaboration d'un questionnaire préalable au don du sang basé sur des données fiables et non discriminatoires de santé publique.
Contacts presse :
Emmanuel Château : 06 76 22 51 17
Audrey Grelombe : 06 25 47 91 36
Communiqué de presse - mercredi 14 janvier 2009 |
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